Les Québécois capotent avec le prix du crabe des neige et le boudent.

Le prix du crabe fait mal, cette année.

Ma Fourchette

À cause du prix élevé du crabe cette année, de plus en plus de Québécois se tournent plutôt vers la crevette en écaille, qui coûte moins cher, rapporte TVA Nouvelles

Et même si le prix de ce crustacé a augmenté, il reste plus abordable que celui du crabe des neiges.

Sur la Côte-Nord, il en coûte 9 $ la livre de crevettes, soit un dollar de plus que l'année dernière. Quant au crabe des neiges, son prix oscille autour de 30 $ la livre. 

« On n’en achète pas cette année, c’est trop cher. On va manger plus de crevettes et on va s’en garder pour l’hiver », a expliqué à TVA Nouvelles une cliente de la poissonnerie Soucy de Sept-Îles.

La copropriétaire de l'établissement observe également un engouement pour les crevettes cette année. « Effectivement, ça se peut qu’il y ait une couple de repas de crabe qui soient remplacés par le repas de crevettes », avance Frédérique Néron en entrevue à TVA Nouvelles. 

Les pêcheurs demeurent dans l'incertitude quant aux quotas et aux prix depuis l'ouverture de la saison, vendredi. C'est que Pêche et Océan Canada n'a pas encore fixé le nombre total de captures autorisées. 

Et comme les usines de transformation ne sont pas encore en service, les pêcheurs ignorent l'argent qui leur sera versé. 

« Comme c’est là, ça ne regarde pas trop trop bien. Le fuel a augmenté, il est rendu très cher. Les usines, apparemment, ne voudront pas payer plus », prédit Roberto Desbiens, capitaine du "Yohan Mirja", Roberto Desbiens, à TVA Nouvelles. 

D'ailleurs, selon les relevés de Pêche et Océans Canada, le stock de crevettes a baissé depuis deux ans dans le Saint-Laurent. Cette espèce est menacée par la prédation du sébaste et le réchauffement des eaux profondes. 

Les scientifiques observent également que les crevettes migrent vers des eaux plus froides et moins profondes. 

« La superficie où on retrouve des crevettes a diminué de plus de moitié », a constaté le biologiste de Pêches et Océans Canada, Hugo Bourdages, dans des propos repris par TVA Nouvelles.

Il y a dix ans, les pêcheurs pouvaient accéder à 50 000 km carrés de territoire alors qu'aujourd'hui, ce n'est plus que 30 000 km carrés.