Veuillez appuyer sur la touche entrer ⏎ pour valider la recherche

Trucs et Astuces

Des changements chez Maxi, qui veut favoriser les produits locaux

Des changements chez Maxi, qui veut favoriser les produits locaux
0
Partages
Partager sur Facebook

Inutile de mentionner qu’en cette période de pandémie de coronavirus, on encourage énormément l’achat local, et ce, dans tous les domaines de consommation. « acheter bleu », « manger local », « lire bleu », « encourager les entreprises québécoises »…

Le géant Maxi suit la vague et désire permettre à des PME québécoises dont la capacité de production est limitée d’approvisionner certains supermarchés dans leur région. 

Maxi vise 500 nouveaux produits dans ses succursales d’ici la fin de l’année.

« Ç’a été le plus gros bon de commande d’une shot en cinq ans. J’ai dit à mon associé : ‟Mais comment on va faire ?" C’est fou. C’est malade ! », a raconté à La Presse Bastien Poulain, fondateur et chef de la direction de 1642, fabricant montréalais de tonics et de boissons gazeuses.

1642 a commencé à livrer à Maxi ses bouteilles de tonic ;e 27 mai dernier. Ses produits y rivaliseront avec ceux de l’entreprise britannique Fever Tree.

« La grande bataille dans l’agroalimentaire, c’est toujours l’accès aux tablettes. Et là, on a accès à une enseigne en forte croissance au Québec. Ça rend notre produit beaucoup plus accessible, se réjouit Bastien Poulain. On est très contents. C’est extraordinaire. » Selon lui, 1642 est « l’exemple parfait » de la PME propulsée par la tendance de l’achat local au Québec.

Le grand patron de Maxi, Patrick Blanchette, a expliqué à La Presse que le processus d’intégration d’un nouveau produit se fait maintenant beaucoup rapidement.

 « Avant, ça prenait entre six mois et un an. Maintenant, on peut faire quelque chose en une semaine. » 

Actuellement, 200 produits québécois additionnels ont fait leur entrée dans les magasins Maxi. La compagnie veut en ’ajouter 300 autres d’ici la fin de l’année courante.

Adobe Stock

Une autre entreprise locale, La ferme des Voltigeurs,qui est située à Drummondville, a profité de ce plus court délai d’intégration. Ses poulets entiers sont vendus dans 11 Maxi à proximité des élevages, depuis trois semaines.

« On avait des surplus et on a fait des approches. Et comme il y a un engouement pour les produits du Québec, la porte était grande ouverte! », a confié à La Presse le directeur au développement des affaires de cette compagnie, Réal Quirouet.

Monsieur Quirouet est bien cependant conscient que son produit n’est pas un « naturel » pour Maxi. 

« Ma crainte, c’est qu’il y ait des pertes, car je vends un produit haut de gamme, et ce n’est pas le créneau de Maxi », a-t-il confié. 

Mais jusqu’ici, ce n’est pas un problème, semble-t-il.

À pizzeria Como, à Delson, la nouvelle stratégie du géant Maxi a étonné. à Delson.  Cette entreprise également vient d’entrer dans la famille Maxi avec sa «12 pouces » surgelée dont au prix courant de 16,99 $. 

« Quand on a su pour Maxi, on n’y croyait pas trop, car ils vendent des produits à bon prix. Mais ils trouvent qu’il y a de la valeur dans notre produit premium », a expliqué le propriétaire de l’entreprise, Robert Porco.

Les pizzas de cette entreprise locale sont faites à la main, avec des ingrédients « haut de gamme », contrairement aux pizzas qui sont parfois vendues moins de 5$, a expliqué monsieur Porco, qui ne pense pas pouvoir cependant fournir toutes les succursales Maxi dans la province, car sa capacité de production n’est pas suffisante.

Chez Maxi, on affirme qu’il « s’agit d’un virage important » dans sa stratégie d’approvisionnement. L’entreprise exigeait presque toujours de ses fournisseurs qu’ils « soient en mesure de livrer du tonnage et de desservir l’entièreté du réseau ».

Mais aujourd’hui, la chaine affirme  vouloir « venir en aide à certains producteurs dont les débouchés ont disparu en raison de la pandémie ».

Les produits courants sont là pour de bon. Le but est d’avoir plus de « produits de niche » afin de satisfaire une clientèle qui se diversifie, a affirmé Patrick Blanchette.

Chez le distributeur de farine Farinex, dont 25 % de la clientèle a fermé ses portes en mars. On a aussi commencé à approvisionner les Maxi en gros sacs de 20 kg « pour se sortir de la crise ».  

« On a fait ça pour nous aider et aider Maxi. Mais ce n’est pas quelque chose qu’on veut poursuivre par la suite.  La vente au détail, ce n’est pas notre niche », a cependant indiqué la directrice générale, Sandra Drouin.Nouvelle campagne publicitaire

Patrick Blanchette a mentionné qu’il n’est pas impossible que des produits vendus localement se retrouvent dans toutes les succursales de la chaîne Maxi, a aussi indiqué Patrick Blanchette, qui a cité  l’exemple de la crème glacée Festin, de Saguenay, 

Finalement pour encourager l’achat local, Maxi a également décidé de mieux identifier les 1500 produits certifiés Aliments du Québec qui sont déjà vendus dans ses 114 magasins.

Source: La Presse · Crédit Photo: Adobe Stock

Nos plus populaires ...